culture des plantes à parfums le géranium de ile de la Réunion

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  Plante à parfum : le géranium

C'est une culture qui ne risque pas de concurrencer la canne à sucre puisque toutes les deux ne poussent pas à la même altitude. Cette plante est originaire d'Afrique, amené en Europe à la fin du XVII ème siècle et plus tard on en cultiva à la Réunion, alors que la culture de la canne se trouvait en crise. On le cultive aussi en Espagne, en Italie, au Maroc, en Egypte, et en Chine. Ce dernier est actuellement le plus gros producteur d'huiles essentielles de géranium Elle a l'odeur des variétés de roses anciennes, mais la qualité de l'huile produite à la Réunion dépasse de loin tout ce qui se produit dans le monde. La variété cultivée ici est le géranium rosat. Elle a une teneur en essence plus élevée et une meilleure résistance aux maladies. Trois coupes sont usuellement pratiquées dans l'année. Les feuilles coupées avec les tiges sont seules à donner l'essence et doivent être rapidement distillés. C'est pourquoi les alambics sont -ils disposés à même les champs. Auparavant, on en cultivait beaucoup à la Plaine des Cafres, vu que cette plante demande une certaine altitude : entre 800 et 1500 mètres. Mon grand-père ainsi que mon arrière grand-père en a cultivé des champs ! Paraît-il que dans les années vingt, au Tampon il y avait un alambic tous les kilomètres, tant cette culture était répandue. Malheureusement, de nos jours la production a décliné à cet endroit et s'est renforcé dans les hauts de l'Ouest sur le territoire de la Petite France où on trouve encore une cinquantaine de distilleries.

On obtient l'huile par distillation des feuilles. Celles-ci comportent des poils glandulaires. La distillation appelée " la cuite " s'effectue toujours au feu de bois, dure plus de trois heures et nécessite chaque fois 200 à 300 litres d'eau versée dans les alambics de cuivre dans lesquels bouillent les feuilles de géranium.

Description : Sous un abri était fait en maçonnerie grossière un four sur lequel était posé la grande " cucurbite " (" marmite ") avec son chapiteau, son col de cygne, son serpentin, son réfrigérant, son " vase florentin " pour recevoir l'essence. La marmite était remplie de branches feuillues, bien tassées, car pour cela l'agriculteur entrait dans celle-ci, et avec ses pieds, dansait dessus pour le tassement. Quand elle était pleine, on la bouchait hermétiquement avec le chapiteau vissé fortement. On allumait alors le four rempli de rondins d'acacias. Quatre à cinq heures de cuisson étaient nécessaires. L'essence venait du réfrigérateur de l'alambic sous forme de vapeur condensée dans le serpentin, tombait goutte à goutte dans le " vase florentin ". Il y avait une couche d'essence et une couche d'eau en dessous. On voit donc que l'essence est extraite par entraînement de la vapeur d'eau vers une cuve de refroidissement, puis elle est recueillie après condensation dans un " vase florentin ", sorte d'essencier, qui est le fruit d'un intelligent bricolage employé depuis le démarrage de cette distillation au début du XX ème siècle.

L'essence de Bourbon est réputée l'une des meilleures du Monde en raison de la présence à un taux élevé d'un composant chimique : le gaïadiène. Elle est la plus recherchée du Monde, la plus riche en principes odorants.

On créa par la suite une coopérative regroupant toutes les huiles essentielles : ylang-ylang, vétiver, et géranium. Celle-ci se situait au Tampon et tous les gros propriétaires du coin étaient membres. Il me semble que cette essence revenant trop chère vu le prix de la main d'oeuvre, n'est plus guère produit dans cette région, aussi, cette coopérative a-t-elle dû fermer ses portes.      Chantal .L.

 

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