Parfums au vétiver plante à parfum

photos de l'île de la réunion, informations touristiques, randonnées, plus de 1000 photos en ligne. Ce site vous permettra d'effectuer UN VOYAGE VIRTUEL A L'ILE DE LA REUNION - Bonne visite.  Votez   Aidez-nous !  Click here for english version of this site   ---   Cliquez ici pour la version anglaise de ce site

 

CULTURE > Dossiers de la Réunion > Plante à parfum : le vétiver

 (Message posté sur notre liste de discussion par un de nos membres)

 

  Plante à parfum : le vétiver.

Le vétiver est originaire de l'Inde et est cultivé surtout dans le sud de l'île dans les environs de Saint-Joseph. Il vient en touffes denses avec de longues feuilles coupantes, atteint facilement un mètre de hauteur, et croît dans l'île jusqu'à 900 mètres d'altitude. Cette graminée dont les racines livrent par distillation une huile essentielle demeure une plante connue sur la planète entière. Originaire de l'Hindoustan ou de Ceylan, cette plante fut importée à l'Ile de France Maurice) par Cossigny dès 1764, et à Bourbon au début du XX ème siècle.

A la différence du géranium, cette plante ne souffre guère des effets de cyclones, l'essence se trouvant dans les longues racines. Cependant, la récolte demande un travail plus pénible, aussi beaucoup ont abandonnés cette culture.

La commercialisation du vétiver de la Réunion est assez difficile, car son prix est beaucoup plus élevé que celui de l'Indonésie, d'Haïti, et de Malaisie, pays où la main d'oeuvre est à bon marché.

Il n'y a qu'une seule distillerie de vétiver dans l'île à l'heure actuelle et c'est à Saint-Joseph, et encore n'a-t-elle pas fermé ses portes il y a peu de temps ? Dire qu'il y a vingt ans de cela, la Réunion produisait 25 tonnes d'essence de vétiver.

La plantation se fait de juin à septembre. La récolte de mai à décembre s'effectue un an après la plantation, parfois même deux. On coupe d'abord les feuilles qui seront utilisées à d'autres fins (artisanat) et on arrache les longues racines. Celles-ci retiennent beaucoup la terre lors des intempéries, aussi les plante-t-on dans les cours, en bordure des jardins et parfois sur des pentes. Cette plante ne résista pas malheureusement à l'assaut de l'huile de vétiver de Chine, dix fois moins chères, quoique de qualité inférieure, mais suffisante pour détrôner notre culture qui avait connu des heures de gloire.

Pour la distillation, les racines étaient tassées dans de grandes cuves dont l'intérieur était doublé de cuivre, fournissait une huile ambrée et visqueuse à odeur forte et tenace.

Pour le vétiver comme pour le géranium on avait recours au " vase florentin ", mais celui de cette graminée était un peu différent de l'autre déjà de par sa grandeur (3 fois plus grande du vase utilisé pour le géranium).

L'alambic est fait de sortes de cuves circulaires, enterrées, hermétiquement fermées et alimentées en série par la vapeur saturée à une pression. Enfin, le système est assez compliqué. L'exportation de cette essence a connu ses heures de gloire, car elles se situaient juste après la canne et le géranium à un moment , mais tout a une fin.

Jadis, on utilisait les feuilles sèches pour la construction des paillotes, car celles-ci est un très bon isolant, mais malheureusement trop inflammable. D'autres artisans tresseront ces feuilles qu'ils auront fendu préalablement et fabriqueront des capelines, paniers, sacs à mains. Les racines séchées mis par bouquets, parfumeront nos armoires, tout en éloignant les insectes.

L'exportation de cet essence a connu ses heures de gloire, car elle se situait juste après la canne et le géranium à un moment, mais tout a une fin !!      Chantal L.

 

N'oubliez pas de laisser votre avis sur ce site dans le livre d'Or

Pour vous abonner à notre liste de discussion, cliquez ici. Merci par avance pour votre soutien et vos critiques.

Retour

Capturé par MemoWeb à partir de http://perso.wanadoo.fr/daniel.lacouture/Divers/Dossiers_Nature/Divers_Discussion_Dossier_032.htm  le 02/10/03