le tamarinier de Inde tamarin de l'Inde

photos de l'île de la réunion, informations touristiques, randonnées, plus de 1000 photos en ligne. Ce site vous permettra d'effectuer UN VOYAGE VIRTUEL A L'ILE DE LA REUNION - Bonne visite.  Votez   Aidez-nous !  Click here for english version of this site   ---   Cliquez ici pour la version anglaise de ce site

 

CULTURE > Le tamarinier de l'Inde

 (Message posté sur notre liste de discussion par un de nos membres)

 

Le tamarinier de l'Inde.


Il s'agit d'un arbre persistant pouvant atteindre 25 mètres de haut, aux branches larges et au tronc vigoureux. Il fait partie de la famille des légumineuses et son nom est : Tamarindus indica.
C'est un arbre originaire d'Afrique tropicale. Il est intensivement cultivé en Asie et depuis peu en Amérique.
Sa date d'apparition dans l'île n'est pas précisément connue, mais on sait qu'un rapport de la Compagnie des Indes datant de 1711 mentionnait déjà sa présence sur l'île. Il pousse notamment sur le littoral, en particulier dans les lieux arides des environs de Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Leu, Saint-Pierre, Possession…
Ses feuilles sont fines et pennées et servent comme fourrage pour les animaux. Ses fleurs sont remarquables, parait-il, jaunâtres avec des dessins rouge, en grappe terminales. Il est de culture très ancienne, puisqu'il est connu des Egyptiens dans l'Antiquité. C'est une légumineuse, et ses longues gousses remplies de graines sont plutôt considérées comme condimentaires que consommées comme fruit.
Son nom lui fut donné par les Arabes séjournant en Inde et vient de " tamar hind " qui signifie : datte de l'Inde. Il peut servir comme arbre de reboisement en régions sèches, il fournit du bon bois pour le chauffage ou pour l'ébénisterie.
Les gousses de tamarin sont vertes avant maturité, et change de couleur à mesure qu'elle grossit pour devenir d'un brun doré. Ce sont des gousses épaisses, fragiles de couleur marron et à l'intérieur se trouve une moelle pulpeuse qui entoure chaque graine qui repose dans des loges dures.
La moelle (pulpe) a une saveur douce acidulée rafraîchissante. Celle-ci, de couleur foncée et adhésive est aigre-doux, aromatique et souvent plus acide qu'un citron. Elle entoure des graines noires, brillantes qui peuvent être rôties ou bouillies, puis broyées en farine. Sans doute, il est d'usage de manger ces graines dans d'autres pays, mais pas à ma connaissance dans notre île. On dit aussi que les graines mûres sont grillées, cuites à l'eau, puis consommées ou utilisées comme ersatz de café. Tiens !!!
On mage aussi cette pulpe fraîche saupoudrée de sucre. Astringente, elle contient beaucoup d'acide tartrique et de sucre, dans des proportions qui diffèrent selon les variétés.
Le tamarin est très utilisé dans la cuisine indienne comme condiment. La variété la plus acide est celle la plus appréciée pour la préparation de soupes, de nombreux plats de poisson et de currys. En Thaïlande, on mage les jeunes feuilles acidulées elles aussi, avec de la salade de poisson ou dans des soupes chaudes et acides appelées " kaeng som ". Les fleurs ont aussi un goût acidulé, on les mange crues, parait-il, ou cuites, on les mélange à la pâte de crevettes ou dans la sauce Chili, ou encore on les rajoute dans les soupes chaudes acides.
Avec ce fruit, on fait de la confiture, des jus, des sirops, et des bonbons avec la pulpe des variétés sucrées, qui en Grande Bretagne, entre dans la composition de sauces, notamment de la sauce Worcestershire (Worcestersauce). Les boissons au tamarin sont très appréciées sous les tropiques.
Les gousses qui n'ont pas terminé leur croissance, mais qui ne sont pas encore mûres, se mangent avec du " prik ka krica " (un mélange de Chili broyé, de sel et de sucre).
Les usages du tamarin, très riche en vitamine C sont innombrables en médecine traditionnelle. Son efficacité en tant que laxatif et un remède contre la fièvre est universellement connue.
On fabrique avec sa pulpe, ses feuilles et ses fleurs divers emplâtres à appliquer sur les articulations douloureuses et enflées. En gargarisme, cette préparation soulage les maux de gorge et, en boisson, les troubles dus aux insolations.
Son écorce entre dans la composition de divers remèdes traditionnels recommandés en cas d'ulcères, de furoncles et d'abcès. Son jus, chaud, guérit parait-il, la conjonctivite et en Malaisie et en Thaïlande, on le fait boire aux éléphants, non seulement pour guérir leurs douleurs, mais également pour les rendre plus calmes !!!
Le jus de tamarin est très efficace (on le dit), pour nettoyer toutes sortes de métaux, dont le cuivre.
De nombreuses superstitions de divers pays sont liées à ce fruit.
Dans certaines régions de l'Inde, les Hindous ne mangeront les fruits du manguier qu'après les avoir mariés au tamarin.
Pour les Birmans, l'arbre est la demeure du dieu de la pluie.
Au Malawi, les volailles, nourries d'une pâtée de maïs et d'écorce de tamarinier, retrouveraient leur chemin quand elles se perdent ou sont volées.
Il n'y a pas ces superstitions dans notre île, liées à cette gousse.   Chantal L.

 

Retour

Capturé par MemoWeb à partir de http://perso.wanadoo.fr/daniel.lacouture/Divers/Dossiers_Nature/culture_nature_020.htm  le 02/10/03