Les bardeaux les veilles maisons créole ile de la réunion

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  Les bardeaux

Bardeau vient du mot " barde " emprunté à l'arabe et signifiant " bat ", d'où " barde de lard = protégé par le lard ". Ce sens s'applique aux bardeaux, car l'ensemble forme une véritable cotte de maille de la maison. Ce mode de couverture est originaire des Alpes (voir la chanson : là haut sur la montagne, il est un vieux chalet, murs blancs toit de bardeaux).

Le " bardottier " est un tailleur de bardeaux. Quant aux bardeaux, ce sont des sortes de tuiles en bois de tamariniers des hauts.

Les très vieilles maisons créoles ont des toits en bardeaux, c'est à dire ce cachet créole qu'il ne faudrait pas perdre. Certaines ont en plus du toit, toute la façade recouverte de ces planchettes. En ce moment on tend à retaper les vieilles cases créoles tout en gardant ce cachet et en reposant les lambrequins cassés. Dans d'autres cas, les gens construisent leurs nouvelles maisons avec ce matériau.

Pour les fabriquer, le " pied de tamarin " était scié en billots de trente centimètres environ. Ceux-ci étaient fendus en quatre morceaux dans la longueur à la grosse hache. Ensuite le " bardottier " taillait ces morceaux en planchettes larges de huit centimètres et épaisse de un centimètre, à l'aide d'un fendoir (une sorte d'outil utilisé spécialement pour cet effet). Cet ouvrier procédait au lissage des planchettes, ensuite il les tailladait dans le sens des fibres à l'aide d'une hachette. Tout cet ouvrage terminé, les bardeaux étaient groupés en paquets de cent, reliés avec de l'écorce d'acacia. Voyez-vous même ce que nécessitait la construction d'un toit en bardeaux de cent mètres carrés : environs douze mille bardeaux !!!

Catherine Lanvaux dit dans son ouvrage sur notre île, " Un bon bardottier avec une longue habitude fait quatre cents bardeaux par jour ".

Mais hélas, le métier se fait de plus en plus rare à notre époque vu les autres matériaux existants. Il faut savoir qu'en 1950, la tôle galvanisée a remplacé la couverture traditionnelle en chaume de vétiver, de paille de cannes, ou en bardeaux. Il paraît que dans les années quatre vingt, deux métropolitains sont arrivés à la Réunion et se sont lancés dans la construction de ces petites tuiles à la Plaine des Makes. Un métier rétro me direz-vous, mais c'est un créneau qu'ils ont trouvés afin de sauvegarder notre style de construction, vu que les Administrations, monuments historiques en ont toujours besoin soit pour ravaler un édifice ou bien pour construire avec le cachet créole et perpétuer ainsi la
tradition.

Beaucoup de constructeurs ne voient pas que les couches de bardeaux sur le toit et sur les façades permettent d'estomper les sautes de températures et améliorent le confort thermique. D'ailleurs certains bâtiments sont
recouverts de ces planchettes tels la chapelle de Manapany, l'église des Lianes, le Conservatoire botanique de Mascarin-Colimaçons.    Chantal .L.

 

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