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CULTURE > Coutumes de la Réunion > Les Indiens à la Réunion

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  Les Indiens à l'île de la Réunion


L'Inde est surpeuplée, c'est un pays de merveilles et d'où nous viennent maints arbres, arbustes, fleurs…
Un arrêté du 18 mars 1859 interdisait tout recrutement de main d'œuvre sur la côte d'Afrique, à Madagascar et aux Comores. On se tourna donc vers les Indiens et une convention franco-anglaise fut signée le 01/07/1861 autorisant le recrutement de travailleurs dans les colonies anglaises sous certaines conditions : durée des contrats limités à 5 ans, obligation de rapatrier l'immigrant et sa famille, limitation de la semaine de travail de 6 journées de 9h30, obligation d'avoir dans chaque contingent un nombre de femmes égal au moins au quart (plus tard ce sera au tiers puis on passa à la moitié) de celui des hommes et bien d'autres conditions encore… On en recruta à Calcutta, Pondichéry, Bombay, Madras, Karikal etc…
Certains se réengagèrent, et après 10 ans de travail salarié, demandèrent un permis de séjour et restèrent à la Réunion. La venue des Indiens dans notre île date d'après l'abolition de l'esclavage (1848). En fait, ils avaient été engagés pour la canne à sucre. Une bonne majorité était généralement originaire du sud de l'Hindoustan. Entre 1846 et 1885 (date de la fin de l'engagiste indien) plus de 80 000 personnes étaient venues dans cette colonie. Ces engagés portaient tous des numéros de matricule. On les connaissait sous un prénom et vu les homonymies, ils avaient leur matricule.
Il n'est pas rare de voir dans les actes d'état civil d'autrefois de voir une naissance dont le père (et un prénom) et le numéro et pareil pour la mère. Chaque engagé était muni de son livret d'engagement. Celui-ci servait à la fois de passeport et pièce d'identité. Il comprenait le signalement du travailleur, le numéro de matricule, la date d'arrivée dans l'île, et ses engagements successifs.
De tous ces Indiens engagés, le plus grand nombre fut rapatriés à l'expiration de leur contrat. Mais beaucoup aussi restèrent dans l'île et y firent souche. Ils forment la majorité de la population de Saint-André et de Saint-Benoît.
A leur arrivée à Bourbon, ils se sont installés autour des usines de canne à sucre, formant des camps et évidemment des chapelles tamoules se sont construites à proximité, et on y a planté un banian à côté (arbre sacré). Comment était cette chapelle autrefois ? Toujours est-il qu'à l'époque actuelle, elle est richement sculptée, colorée et consacrée à une divinité, en général Pandialé. C'est le maître qui fournissait bois et matériaux utiles à cette construction religieuse.
Ces Indiens sont aujourd'hui profondément occidentalisés : les langues indiennes ne sont plus ou peu parlées. Ils sont christianisés pour la plupart tout en gardant leur religion ancienne et pratiquement encore certains rites tels : sacrifice d'animaux, marche sur le feu, abstinence de viande bovine.
Tous ces Indiens vivaient en communautés. Tous vivaient des produits de la cour, du verger. Ils savaient faire beaucoup de choses : ferblantier, cordonnier, charron, forgeron, bourrelier…                Chantal L.

 

 

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