Cilaos par R. Barquisseau - Poésies et poèmes - rivières

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CULTURE > Poésies de la Réunion > Cilaos (R. Barquisseau)

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"    Cilaos
Par Raphaël Barquissau

  

Quand tu remonteras le lit de la Rivière
Au pas rythmique et sûr des porteurs de fauteuils,

Et que tu longeras ces murailles de pierre
Par ces deux défilés resserrés comme un seuil,

Rêve à ce Cilaos qui vient te faire accueil.

Ne vois ni l'embarras pittoresque au passage
Des gués, ni l'effort dur des muscles en travail,

Ni les beaux bœufs luisants qui portent le bagage,
Ni tous ces horizons ouverts en éventail.

Laisse en entrant ici tomber, ramure morte,

  

Les souvenirs d'hier, les espoirs de demain ;
Les yeux fermés aux mille incidents du chemin,

Évoque avec respect, car cela seul importe,
Le Titan monstrueux dont tu franchis la porte.

C'est lui dont l'aventure, en son âpre grandeur,

Est tracée à longs traits sur ces cimes tragiques.
Ces monts contemporains des âges héroïques

  

Ont vu l'esprit du feu, dans ses jeux destructeurs,

Former et déformer ce cirque pathétique.
Des milliards de jours avant qu'à l'horizon

Parût l'essaim des caravelles portugaises,
Avant que la caverne au pied de ta falaise,

Saint-Paul, se fût creusée en rustique maison,

Le sol tremblait encor d'un furieux malaise.
Dôme géant jailli des sourdes profondeurs,

Se bombait sur la mer le massif des Salazes,
Et puissamment arqué de sa cime à sa base

Le volcan vomissait par hoquets tapageurs
Ses entrailles de flamme au ciel lourd de terreur.

  

Ses spasmes convulsifs arrachaient à la terre

Et des fleuves de lave où ruisselait le feu
Et des rochers ardents qui mitraillaient les cieux,

En creusant peu à peu à l'entour du cratère
De vastes cavités sous les monts sourcilleux.

Un soir, avec l'usure incessante des âges,

La montagne amincie et vide s'écroula
Ouvrant au ciel le cirque immense que voilà,

Où les torrents plus tard ont frayé leur passage
Entaillant fortement cet âpre paysage.

Silence ! Sens-tu pas la présence des dieux ? " Chantal L.

 

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