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  Voyage virtuel dans une cour primée ...

 

        

 

Il était 16 heures précises, une voiture s'immobilisa devant chez moi. Mes hôtes en descendirent, et l'on se présenta, car on ne se connaissait que de nom et par messagerie.
Ils entrèrent donc, et prirent place au séjour. Après quelques bavardages, je proposais de faire la visite de mon jardin.
On ressortit donc par l'entrée bordée d'une haie panachée : " la neigeuse " ou " la lépreuse ", et passa dans une petite allée bétonnée, bordée d'un côté d'une plate-bande de pensées bleues veloutées, et de l'autre par une pelouse sur laquelle trônait un petit lit en fonte, peint en blanc, transformé en jardinière. J'expliquais à mes hôtes, que la propriétaire des lieux avait dormi dedans lorsqu'elle était enfant.
On arriva près d'un autre portail, où je leur montrais un pot de poinsettia tricolore (beige, rose et panaché). A côté, en décoration, était placé un ancien moulin à maïs, la photo était inévitable !!!
Les fleurs de bougainvillées roses plantées le long de la clôture, tombaient une à une avec le vent. A côté, deux autres lianes enchevêtrées l'une à l'autre, couraient sur la clôture : l'allamanda, et " la liane des veuves " (sorte de pétrée) dont les fleurs sortent en nombreuses grappes de fleurs étoilées et de couleur lilas.
Sur une autre partie de la clôture, une liane formait un rideau. C'était la liane de Mysore, dont les fleurs en forme de sabots, s'apparent aux gueules de loup. Il s'agit d'un arbuste volubile, et j'expliquais que ces fleurs tombaient en grappes jaunes bordées de grenat, et que les petits oiseaux s'y désaltérer.
On avançait, et passait sur le côté de la maison, où était aligné toute une série de " fanjans " plantés de pétunias multicolores, avec des dominances roses ou mauves.
Je montrais à mon hôte le " sagou " et à l'arrière un papayer sur lequel lianait une sorte de philodendron.
Très étonné, je compris qu'il s'attendait à voir la variété la plus courante, celle qui a les feuilles percées, alors que celles-ci ne l'étaient pas. Je lui fis traverser une enceinte réservée à deux tortues de terre de 15 à 17 ans et lui montrais donc un peu plus loin, la variété Monstera deliciosa.
Nous continuons notre visite et arrivons à l'arrière de la maison, où une brouette toute peinte en blanc, ainsi que deux pots de la même couleur en béton trônaient fleuris de pétunias.
Là, je montrais un arbre sur la pelouse : un dattier des Canaries et je ne pus me passer de raconter son historique. Me voilà lancée : " un jour, ma mère a commandé une graine de palmier dans un catalogue, et c'était une plante d'appartement. On l'a planté dans un " fanjan " et à un moment, le " fanjan " à éclater. Donc, au milieu de la pelouse, on l'a enterré, c'était vers 1963, et depuis il a grandi, dépasse la maison qui, signalons le qu'elle est à étage ! "
Sur ce dattier sont accrochés de nombreux nids d'oiseaux bélliers . Après quelques photos, je montrais du doigt un arbuste épineux aux fleurs rosées dite " bec de perroquet " ou " pinces de homard " (j'ignore son nom scientifique).
Puis nous sommes descendus dans une petite allée bordée de muguet local À proximité, se dressait un arbre sur lequel était appuyé une vieille tondeuse à gazon à mains comme décoration. Je fis cueillir à mon hôte plus grand que moi, une feuille de cet arbre, afin qu'il la froisse et sente. Il me dit que çà sent l'œillet et…Il hésita et j'ajoutais : la cannelle, le poivre, la girofle et la muscade. Je lui dis donc qu'il avait devant lui un quatre-épices dit " ravensara " (mot malgache) et qu'on se sert beaucoup de ces feuilles dans la cuisine créole pour parfumer les plats. A l'arrière de cet arbre était placé un banc de jardin adossé à des touffes de chandelles et de balisier.
De là une belle vue sur une fougère arborescente ne passa pas inaperçu pour un ou deux clichés, ainsi qu'un datura rose avec ses fleurs en trompettes suspendues aux branches, telles des cloches. Il fit aussi une photo d'un aphelandra squarrosa, une plante d'appartement, planté à l'extérieur, avec des nervures blanches. A droite, tout un parterre de plumbagos bleu mauve.
On descendit encore et arriva au potager. J'ouvris donc le portail, et il put découvrir dedans, toutes mes plates-bandes de salades : laitues, feuilles de chêne, mâche, des fraisiers, d'oignons verts, de persil, de ciboulette, de thym, de menthe etc…
Je lui montrais en entrant sur le métallique du potager, une margose de l'Inde, sorte de cucurbitacée que le créole mange comme légume en sauté ou en rougail. Puis, je pris une feuille que je fis sentir, il la froissa et lui dit que c'était la verveine citronnelle. Plus loin, lui-même ayant compris que le potager était un jardin de senteurs, il cueillit de l'anis et le sentit. Je lui montrais aussi le " pied de combava ", et on fit le tour des plates-bandes. Il reconnut la songe et je lui précisais que celle-ci était la variété de Maurice. A côté, encore une senteur lui ai-je dit, il le reconnut c'était le géranium rosat planté habituellement dans l'île pour y être distillé.
Au fond du potager était planté un goyavier, un cerisier, et un citronnier, mais aussi quelques fleurs : rosiers et marguerites.
Puis nous sommes sortis de cette enceinte réservée aux légumes, et commencions à descendre une longue allée traversant tout un parc situé en plein centre-ville. Je lui montrais le romarin et il le sentit. A droite, je lui demandais de photographier une liane dite " calice d'or " qui est une liane mais aussi un arbuste à la fois. Ses grandes fleurs jaune doré en forme de coupe d'environ 20 à 22 cm de long a inspiré le créole à dire : calice d'or. Cela méritait bien un cliché, car elle est assez rare. On marcha à petits pas…je montrais un cannelier de Ceylan et j'expliquais que cette plante était utilisée pour améliorer les goûts des punchs et rhums arrangés, mais aussi en grog ou en infusion contre la grippe.
Après quelques pas, mon hôte est resté stupéfait devant l'agencement d'une vieille voiture. C'était en fait, ma première voiture (une Fiat 600). L'intérieur de celle-ci servait de réserve de bois (car je fais ma cuisine au feu de bois au moins une fois par semaine). Mais, le capot et le toit supportaient des bassines métalliques dans lesquelles étaient plantés des pétunias multicolores. Bien sûr que partout il y a des pétunias, car ma villa s'appelle ainsi, n'as-tu pas vu en rentrant ?
Non qu'il me fait.
Derrière la voiture, sur une paroi abrupte poussaient un bananier fleur, et un héliconium pendula.

 

        


Derrière le potager étaient alignées de nombreuses caissettes fleuries d'impatiens multicolores, et se dressait aussi un grévilléa . Juste à côté, un jaquier ployait sous le poids de ses énormes fruits.
Puis je montrais un palmier planté là, et qui a la particularité d'être poilu. On l'appelle : " palmier à poils ", il ressemble assez à un latanier.
On descendit encore dans la longue allée, où un cerisier attira l'attention de mon hôte. Je lui dis donc que c'était le cerisier de Cayenne, qui donne ses fruits côtelés, mais en fait ce qui l'intriguait ce n'était pas l'arbre mais une sorte de végétation accrochée dessus, une sorte de mousse. Ma mère lui expliquait que c'était " la fille de l'air ", végétation qui n'a besoin ni d'eau ni de terre pour pousser, et elle ajouta que s'il voulait cette espèce sur le tronc du dattier ferait une bien plus jolie photo que celle-ci.
Il me demanda si je ne faisais pas le concours de jardin fleuri. En chœur ma mère et moi, lui avons répondu qu'on était hors concours. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi nous étions cataloguées ainsi. Je lui expliquais donc que l'on avait déjà eu des prix en plusieurs fois. Une année, en 1982, on avait eu pour la catégorie Balcon et fenêtres (niveau départemental) et l'on avait obtenu une coupe. Mais au fait, si tu n'as pas vu la plaque de ma maison en entrant, tu n'as pas vu non plus la plaque nous récompensant au niveau national dans la catégorie Parc. Donc, il faut qu'on se retire des candidats afin de permettre à d'autres d'avoir une chance. Il n'en revenait pas de cette nouvelle et que je ne lui disais rien!!!
Tout ça était de trop pour mon hôte. Une nouvelle pareille, il n'en croyait pas ses oreilles. Il me demanda donc pourquoi je ne faisais pas des visites guidées dans mon parc. Il n'en était pas question, car pour faire une chose pareille, il faudrait que çà soit constamment entretenu, pas une feuille par terre, pas un tuyau d'arrosage qui traîne…il n'en était pas question.
On passa près d'une autre fougère arborescente jaillissant sur une pelouse, et à côté je lui montrais deux grandes tables de 2 à 3 mètres de diamètre, sur lesquelles auparavant on faisait nos repas de famille, caché derrière une haie de bambou (sorte de calumet). Enfin, on arrivait à l'autre bout de la cour avec son grand portail blanc qui donnait sur une autre rue. Il resta donc au portail un instant pour admirer cette longue allée dans l'autre sens, puis on remonta dix mètres environ pour y prendre une petite traverse. Là encore, un banc de jardin était là comme pour m'accueillir puisque je me suis assise et mon hôte ne rata pas la photo !!
Il pensait la visite terminée, je l'emmenais donc dans cette traverse au bout de laquelle un petit escalier nous menait dans une sorte de ravin planté et décoré. Il comprit vite que la partie ravin n'était pas encore explorée, et on passa dans une autre petite allée bordée de muguet local, et on arriva à une pelouse recouverte d'un tapis de fleurs mauves ; c'était en fait l'époque de la floraison des jacarandas, et il était très fleuri, bien sûr il ne fallait pas rater quelques clichés de cet arbre mauve.
En remontant le ravin, on passa sous un letchi et je lui montrais à proximité, des Bélopérones ou " queues de crevettes ". Les yeux de mon hôte restaient à l'affût d'une plante, objet ou autre à capturer avec son appareil photographique.
On passa près d'un champac. Il s'agit d'un arbre de la famille des magnolias, et dont l'huile obtenue par distillation des fleurs est utilisée en parfumerie.
On passa donc sous un deuxième letchi planté juste dans l'année de ma naissance. Bien sûr, je lui montrais que les letchis étaient déjà en fleurs et lui expliquais des choses à propos de ce fruit. La boucle était presque terminée après être passés sous le troisième letchi. Et là, il ne rata pas dans une sorte de petite grotte abritant les statues de Saint-Expédit. Je lui indiquais qu'à quelques pas il aurait encore des feuilles à sentir. On passa à proximité d'un pamplemoussier et aussi près d'une variété de fleurs disposées en haie appelée localement " panache " ou " fleurs des quatre-saisons ". J'expliquais que c'était une bouture que j'avais eue et comment je l'avais eu ! Je lui demandais de cueillir une feuille et de sentir, mais je précisais qu'il ne vaudrait mieux que sa femme ne la sente pas car avec bébé…Il s'agissait du kaloupilé, cet arbuste dont les feuilles sont employées dans la cuisine indienne. Il sentit donc cette feuille.
Là, son regard se posa sur une touffe d'un vert assez particulier, et je lui désignais ce que c'était : la rose de porcelaine et il y en avait une qui commençait à s'ouvrir. Au fond, 3 ou 4 bananiers poussaient à proximité de deux ravenales (l'arbre du voyageur). On revint sur nos pas, longeant une fougère arborescente, remontait par un autre escalier, qui nous emmena près du sagou, du philodendron, dont nous avons parlé plus haut.
On s'apprêtait à rentrer dans la maison quand je pensais aux plaques à l'entrée. Bien sûr, il la photographia, cette enseigne " Les Pétunias ", mais aussi celle de l'office du tourisme qui nous récompensait du prix de jardins fleuris.
Il y aurait eu encore des choses à voir, des choses à expliquer, mais le temps nous manqua. La question de mon hôte était inévitable, après un tel périple : combien de superficie as-tu ? Je lui informais que j'en avais 3200 mètres carrés.
Lecteurs, vous avez certainement compris qui était mon hôte ?
Bien sûr, je suis Chantal, et mon hôte était notre Président, et c'est sur sa demande, que j'ai rédigé la visite de mon parc au Tampon, afin de promouvoir notre île, vu les prix déjà obtenus. D'ailleurs, les médailles, la coupe, diplôme, et la plaque en témoignent.

 

        

 

 

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Capturé par MemoWeb à partir de http://perso.wanadoo.fr/daniel.lacouture/Divers/chez-chantal/une_cour_primee.htm  le 02/10/03